IRS, RES, le marché s'ouvre au étranger en 2014

La pierre continue de rassurer. Si Maurice n’a pu que légèrement dépasser la barre de 500 ventes de villas en huit ans, soit le quart de ses objectifs initiaux fixés lors du lancement de l’Integrated Resorts Scheme (IRS) en 2005, elle n’est pas près de lâcher sa fine part du marché mondial.

 

Au contraire, elle met les bouchées doubles et assouplit ses offres. Il s’agit de mesures annoncées lors du dernier Budget et applicables à partir du mois dernier. Ces nouvelles opportunités qui se sont ouvertes aux expatriés (retraités/professionnels/ou investisseurs) donneront-elles à l’île une plus grande notoriété sur le marché de l’immobilier international ?

 

En tout cas, Maurice compte bien jouer ses plus belles cartes. «Désormais, les expatriés à la retraite pourront faire l’acquisition d’un appartement s’ils investissent plus de USD 120 000 (environ Rs 3,6 millions) lors de leur demande de résidence permanente», souligne Roubesh Jhummun du Board of Investment (BOI).

 

Plus besoin pour ces expatriés qui veulent vivre pleinement leur retraite sur le sol mauricien d’attendre trois ans sous le retired non citizen permit afin d’être éligibles à une demande de Permanent Resident, et enfin bénéficier du droit d’acquisition d’un appartement. Dans ce segment des retraités, disent les opérateurs du marché immobilier, Maurice gagnera certes en compétitivité sur les marchés que nous desservons déjà: français, anglais et sud-africain, mais pourrait aussi cibler de nouveaux marchés.

construction res

Aujourd’hui, le pays étant prêt à tout pour conquérir de plus belles parts, l’offshore sera utilisé comme plateforme pour redynamiser le segment IRS-RES. Les entités du Global Business détenant une licence de la catégorie 1 (GBL1) pourront acquérir des propriétés sous les régimes de l’IRS et du RES. Ce ne sera plus nécessaire aux investisseurs de le faire en leur nom personnel, souligne Cédric Marin, également directeur de Park Lane, dans Immobilier et Construction. Au travers de sa compagnie offshore, qui est taxable de 3%, l’investisseur pourra acheter un bien dans l’île. Cela promet des milliards qui sont disponibles dans l’offshore, dit-il, et il n’y a pas mieux pour accroître la visibilité de Maurice sur le marché mondial.

Source : lexpress.mu